Le 23 août 2004 à l'UNESCO: journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition


L'organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture ,avec la participation du comité Marche du 23 mai 1998, de l'association réunionnaise culture et communication (ARCC) et du centre d'information, recherche et développement pour les départements d'Outre-mer (CIFORDOM) , a célébré la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition.
Le 23 août a été choisi par la  conférence générale de l'Unesco comme la journée internationale du  souvenir de la traite négrière et de son abolition.

C'est dans la  nuit du 22 au 23 août qu'éclatera sur l'île de Saint-Domingue  l'insurrection qui allait conduire, sous la direction de Toussaint Louverture, à la première victoire décisive d'esclaves  contre leurs oppresseurs dans l'histoire de l'humanité. Cette révolution qui aboutit à l'indépendance d'Haïti en 1804 s'affirmait comme un triomphe des idéaux des Lumières et comme une réalisation concrète de l'universalité des droit de l'homme qui à l'époque étaient encore refusés à une grande partie de l'humanité.
De ce fait, la révolution haïtienne aura un impact considérable sur les mouvements d'émancipation suscités par Simon Bolivar dans les pays de l'Amérique latine .
En ce 23 août nous commémorons donc deux événements fondateurs: la révolte de 1791 et son aboutissement en 1804. Cette célébration prend une dimension particulière en cette année 2004, proclamée par l'Assemblée des Nations unies comme Année internationale de commémoration de la lutte contre l'esclavage et de son abolition. A cette occasion, outre les diverses manifestations programmées dans les différentes régions du monde pour marquer cette journée, l'UNESCO a organisé le lundi 23 août 2004 une série d'événements dédiés à la mémoire des victimes de la traite négrière et de l'esclavage afin de susciter la réflexion sur la particularité de cette tragédie enfin reconnue comme crime contre l'humanité par la conférence  mondiale  contre le racisme de Durban .
En effet ,la  traite  négrière, a essentiellement reposé sur la couleur des victimes et s'est appuyée sur un discours religieux, philosophique et politique pour se justifier. Ce discours raciste contribuera, par la suite, à l'élaboration  de monstrueuses théories sur l'inégalité des races  et des cultures qui ont légitimé d'effroyables injustices et dominations dont les conséquences perdurent encore aujourd'hui.

   

Antilla 1106-1er septembre 2004

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