|
La Cité de l'immigration devrait donc ouvrir ses portes en 2007,dans le palais de la porte Dorée, monument emblématique du passé colonial de la France, au-dessus de l'aquarium, qui est maintenu, et de ses célèbres crocodiles. Ce musée « pas classique » selon m. Toubon, aura à la fois une vocation culturelle, de mémoire, d'éducation et de recherche .
Exigences budgétaires
Première mission : les expositions. Une installation permanente présentera sous forme d'un parcours chronologique les différentes vagues d'immigration arrivant en France .Elle sera doublée d'espaces thématiques (les juifs d'Europe centrale, la guerre d'Algérie, les femmes dans l'immigration …) Panneaux classiques, bornes interactives, sons, photos, témoignages audiovisuels : tous les supports seront utilisés afin de rendre l'ensemble vivant et accessible. Des expositions temporaires plus ciblées (les travailleurs de Renault sur l'île Séguin ou les étrangers dans la Résistance) viendront en complément.
La Cité de l'immigration abritera également un centre de ressources multimédia, rassemblant différent fonds de l'histoire de l'immigration et archives publiques et privées, accessible à tout public. Seront ainsi gérées une documentation, une médiathèque et une base de données. Grâce à la numérisation des dossiers de naturalisation et de demande de titres de séjour, le musée offrira une aide aux recherches généalogiques.
Enfin, le musée se transformera aussi en lieu culturel qui accueillera séminaires, colloques et spectacle sur le thème de l'immigration. Un pôle d'édition avec un site Internet diffusera des publications liées aux expositions. Dès maintenant, le rapport propose d'organiser un" musée hors les murs "avec des expositions itinérantes et des spectacles.
Le Monde du samedi 10 juillet 2004
|
|